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Louis Armstrong

Louis Armstrong, l’évolution du style « Nouvelle-Orléans »

Louis Armstrong personnifiait le Jazz de sa nonchalance libératrice avec laquelle il abordait la musique, les chansons, les gens, les institutions… Enfant du quartier rouge de la Nouvelle-Orléans, ce fils de prostituée et de petit délinquant, devint le roi de ce style musical cru et spontané qui allait devenir la bande-son des années 1920.

Sa trompette, fit de lui l’ambassadeur souriant de son Art, l’arrachant aux bordels de Story ville pour l’emmener jusqu’à Hollywood. Avec lui, la réalité la plus tragique se transformait en notes légères, dans des tonalités toujours renouvelées. Aux critiques, que son succès épouvantait, son instrument répondait avec une tristesse enjouée empruntée au blues. Le jazz de cette époque était une respiration joyeuse dans les grandes villes américaines de l’après-guerre, notamment dans les night clubs de New York et de Chicago. Les disques et la radio propageaient jusqu’en Europe la sensualité provocante du jazz. Après Satchmo, Duke Ellington dédia nombre de ses compositions à Harlem, capitale de cette musique, en particulier avec le célèbre “Jungle night in Harlem ” immortalisant les nuits endiablées du Cotton club. En ce temps, les artistes noirs rivalisaient de talent sur les scènes de lieux où la loi leur interdisait d’entrer comme client. C’était la face cachée des années folles, celle dont les musiciens ne devaient surtout pas parler en contemplant leur public danser le Charleston, le Fox trot ou le Black bottom.

C.E
(Source : Marc-Aurele Vecchione « Black Music : des chaines de fer aux chaines en or »)

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